Les collectivités locales paieront les retraites des fonctionnaires de l’Etat qu’il leur a transférés depuis 2005

samedi 16 décembre 2006 à 14:48

Le gouvernement ne s’y était opposé ni au Sénat, ni à l’Assemblée.
Mais le Conseil constitutionnel l’a fait pour lui.
Les retraites de fonctionnaires TOS transférés aux collectivités locales en vertu de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales (article 108) ne seront finalement pas compensées par l’Etat à la CNRACL.
L’amendement, déposé au projet de loi de financement de la sécurité sociale par Claude Domeizel, sénateur des Alpes de Haute Provence, maire de Volx et président de la Caisse de retraite, aurait permis de soulager cette dernière de quelque 8 à 10 milliards d’euros.
Le texte adopté le 30 novembre dernier prévoyait (article 115) que «les fonctionnaires qui demanderont leur intégration dans la fonction publique territoriale relèveront du régime spécial de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales à compter de la date d'effet de l'intégration. Lorsqu'ils réuniront les conditions prévues par la réglementation de ce régime, ils pourront bénéficier d'une pension rémunérant les services effectifs accomplis, y compris sous le statut de la fonction publique de l'État, antérieurement à l'intégration. En contrepartie, une compensation financière intégrale des charges ainsi assurées pour le compte de l'État sera accordée à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales dans des conditions fixées par une loi de finances.»<br /> Ainsi, la disposition rejetée aurait imposé à l'État de prendre en charge l'intégralité des pensions versées, au titre des services accomplis sous le statut de la fonction publique de l'État, aux fonctionnaires demandant leur intégration dans la fonction publique territoriale.
La raison invoquée par les sages de la rue de Montpensier? Les amendements dont est issu l’article censuré «auraient dû être déclarés irrecevables dès leur dépôt au motif qu'ils avaient pour conséquence l'aggravation d'une charge publique
L’Etat pouvant, une fois de plus, se décharger sur elles alors qu’il s’agit de payer les retraites de ses propre fonctionnaires, reste à savoir comment les collectivités locales cotisant à la CNRACL pourront, elles, prendre en charge les 8 à 10 milliards d’euros correspondants…
Tout en n'augmentant, bien sûr, ni leurs dépenses -dans le collimateur d'un récent rapport commandé par l'Etat...-, ni leur fiscalité -vilipendée par certains...-.
Bon courage aux élus locaux du mandat 2008-2014.

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Décision Locale

Les aides économiques des collectivités exemptées par Bruxelles d'autorisation sous 200.000 euros

jeudi 14 décembre 2006 à 19:21
La Commission européenne a adopté un règlement exemptant les Etats de lui notifier pour autorisation les subventions de faible montant en application des règles sur les aides d'État (donc des collectivités locales) du traité CE.
Ce nouveau règlement prévoit que les aides ne dépassant pas 200.000 euros, accordées sur une période de trois ans, ne seront pas considérées comme des aides d'État. Les garanties de prêts seront également couvertes pour autant que la partie garantie du prêt n'excède pas 1,5 million d'euros.
Afin d'éviter les abus, les formes d'aide pour lesquelles l’élément d’aide ne peut être calculé à l’avance de façon précise (appelées «aides non transparentes») et les aides aux entreprises en difficulté sont exclues du règlement.
Ce règlement tient compte des observations reçues lors de plusieurs consultations publiques organisées dans le courant de l'année 2006. Il représente une des pierres angulaires du plan d’action dans le domaine des aides d’État, qui vise à simplifier les règles en la matière, à affiner l’analyse économique des subventions et à permettre à la Commission de concentrer son action en matière d’application des règles sur les cas qui faussent le plus la concurrence.
Rappelons que l'article 1er de la loi française du 13 août 2004 prévoit qu'à titre expérimental et pour cinq ans, l'Etat peut confier aux régions le soin d'élaborer leur schéma régional de développement économique. Ce qui entraîne, pour les régions, la faculté d’attribuer, par délégation de l’Etat et dans les conditions prévues par une convention, tout ou partie des aides que celui-ci met en œuvre au profit des entreprises et qui font l’objet d’une gestion déconcentrée.
Le nouveau règlement européen sera publié au journal officiel avant la fin de 2006 et entrera en vigueur le 1er janvier 2007.
Le texte du règlement figure sur le site internet de la Commission.

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Décision Locale

Cours d’eau: les maires pourraient exécuter d'office les opérations d'entretien aux frais des propriétaires en cas de défaillance

mercredi 13 décembre 2006 à 18:52
Adoptant le projet de loi sur l'eau les députés ont également supprimé la taxe pour la collecte des eaux pluviales qui avait été instaurée par le Sénat.

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Décision Locale

Investissement : les quatre enseignements de la note de conjoncture des Caisses d’épargne

mercredi 13 décembre 2006 à 18:34
En hausse de 8% par an depuis 2003, l'investissement territorial est tiré par les EPCI... et la hausse des prix. Mais il a créé ou maintenu 850.000 emplois !

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Décision Locale

Ras le blog

mercredi 13 décembre 2006 à 11:17

Il y a vraiment des jours où il y en a ras-le-bol du Web 2.0 et de ses poncifs... sur les Echos ce matin une citation de Bayrou évoquant "La blogosphère, où plus de 60 millions d'internautes communiquent leurs idées dans leurs journaux personnels (blogs)". 60 millions, ok, mais personnellement j'ai déjà du créer une bonne dizaine de ces carnets sans rien mettre dessus, juste pour voir comment ça marchait. Par ailleurs, sur ces 60 M combien de blogs d'ados mettant en ligne la photo de leur chien, et surtout combien de blogs pornographiques, car si une chose est sûre c'est que ces outils de publication de contenu sont très prisés par les pornographes de tous bords... bref, sur les blogs, c'est comme pour le reste du Net : on trouve le meilleur et, surtout, le pire et le pire du pire... la révolution, le 2.0 et l'internaute au coeur du Net. Mouaif...

Bon alors c'est vrai, ceci est un blog et... n'y dit-on pas des choses intéressantes ? :-)))

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olivier devillers

Réformes des finances locales: AMF, ADF et ARF approuvent le rapport du CES

mardi 12 décembre 2006 à 18:48
Les trois présidents d'associations nationales d'élus ne veulent considérer que le rapport du CES, le rapport Richard étant écarté pour étude approfondie

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Décision Locale

La lettre hebdomadaire Décision Locale n° 592 du 11 au 17 décembre 2006

lundi 11 décembre 2006 à 14:56
A LA UNE Finances et fiscalité locales : la nouvelle donne du conseil économique et social
Remis ce lundi, le rapport du Conseil économique et social (CES) recommande une nouvelle répartition des impôts entre les différentes collectivités.
De son côté, le "rapport Richard", remis également ce lundi, propose une «norme de référence» pluriannuelle sur laquelle les collectivités s’engageraient, l’atteinte de cet objectif pouvant conditionner en partie les crédits alloués l’année suivante. Il propose aussi la création d’un «pacte de solidarité et de performance» qui mettrait en avant la solidarité nationale, tout en tenant compte des engagements d’amélioration de gestion.
Le cahier des charges d'un réforme fiscale.
Des évolutions pour accompagner ce partage
Les réformes à mener concurrement
L’ESSENTIEL
PLF pour 2007- le gel de la forfaitaire confirmé au Sénat
Le Sénat ayant voté, jeudi 7 décembre, dans les mêmes termes, la mesure qui instaure, dans le projet de loi de finances pour 2007, un gel de l’évolution de la dotation de garantie pour certaines communes, cette mesure -sous réserve bien sûr de sa publication au Journal officiel- s’appliquera à compter de la répartition de la DGF 2007.
LE POINT
Passeports et cni- L'Etat passe à la caisse
L'Etat a été condamné par la Cour administrative d'appel de Lyon à verser plus de 900 000 euros à la ville de Villeurbanne pour la dédommager des dépenses occasionnées de 2000 à 2005 par la gestion des demandes de cartes d'identité et de passeport. Le Conseil d'Etat avait déjà, en janvier 2005, annulé le décret du 26 février 2001.
En passant, les considérants de la CAA éclairent les rapports Etat-collectivités à l'aune de leur relations financières.
e-Locale
Couverture wifi - le réseau "pervasif" marque des points
Le réseau "Pervasif"', est celui qui connecte tout, partout, en permanence, à haut débit et pour pas cher.
RH-Locales
Les 3 axes du projet de loi FPT
Discuté au Sénat le 20 décembre prochain, le projet de loi s’articule autour de 3 thèmes.

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Décision Locale

Rapports Valletoux et Richard : la nouvelle donne fiscale et budgétaire

lundi 11 décembre 2006 à 10:25
Décision Locale publie cette semaine une synthèse des deux rapports : celui de Philippe Valletoux remis au Conseil économique et social (CES) (voir le rapport intégral du CES sur le site de Décision locale) et celui remis par Pierre Richard à la Conférence des finances publiques (voir les propositions du rapport Richard sur le site de Décision locale).
Remis ce lundi, le rapport du Conseil économique et social (CES) recommande une nouvelle répartition des impôts entre les différentes collectivités.
De son côté, le «rapport Richard», remis aussi le 11 décembre, propose une «norme de référence» pluriannuelle sur laquelle les collectivités s’engageraient, l’atteinte de cet objectif pouvant conditionner en partie les crédits alloués l’année suivante. il propose aussi la création d’un «pacte de solidarité et de performance» qui mettrait en avant la solidarité nationale, tout en tenant compte des engagements d’amélioration de gestion.
Les travaux portant sur le régime financier et fiscal des collectivités locales, conduits par le Conseil économique et social (CES) à la demande des trois associations d’élus (AMF, ADF et ARF) ont été rendus publics le 11 décembre 2006.
Cette contribution aborde «la question de l’adaptation du régime financier et fiscal des collectivités locales de manière globale plutôt que par une accumulation continuelle de mesures catégorielles (…)» est le fruit des travaux de section des finances du CES. Comme l’imposait la note de saisine du 16 mai 2006, ces travaux ont été organisés autour des axes suivants :
-étayer les éléments d’un diagnostic partagé ;
-proposer un cadre d’évaluation de l’ensemble des relations financières existant entre l’Etat et les collectivités locales ;
-recenser les caractéristiques d’une nouvelle fiscalité locale;
-établir un dispositif de suivi de l’évolution financière et fiscale de la décentralisation.
En formulant cet avis, le CES souhaite mettre «à la disposition du débat politique les éléments qui permettront d’établir le volet financier et fiscal susceptible de répondre à l’attente de tous les acteurs de la décentralisation que sont les citoyens, l’Etat et les collectivités territoriales ».
Nouvelle régulation pour les finances publiques
Dans le processus de la nouvelle donne, l’adéquation de la recette fiscale à la seule cotisation des contribuables locaux ou au partage d’impôts avec l’Etat, en fonction de règles définies et contenues, constitue également le rempart aux risques de dérapage d’une dépense décidée par près de 40 000 entités différentes en fonction de critères souvent définis ailleurs.» Cet appel à une «discipline budgétaire» qui fait aussi l’objet d’un autre rapport remis ce même jour par Pierre Richard dans le cadre des travaux de la Conférence des finances publiques. Ce dernier considère que le rythme de progression des dépenses locales n’est pas soutenable à terme.
A cet égard, il met en avant plusieurs constats. Notamment :
- L’augmentation de la dépense locale plus rapide que celle du PIB (avec des différences selon les catégories de collectivités locales),
- La dynamique des frais de personnel (400.000 emplois créés avant l’acte 2 de la décentralisation),
Il ne proposer pas pour autant de mesures de blocage des dépenses. Néanmoins, il suggèré d’étudier la possibilité d’une «norme de référence» pluriannuelle. Les collectivités territoriales pourraient s’engager à maîtriser leur masse salariale, l’atteinte de cet objectif pouvant conditionner en partie les crédits alloués l’année suivante.
Les mesures préconisées portent sur un partage des expériences entre collectivités locales, en matière d’outils de gestion, la mise en place d’une évaluation externe obligatoire, même si le juge ultime restera le citoyen et la réalisation par l’Etat de référentiels de coûts standards (ex : coûts moyens nationaux et régionaux). Une mesure incitative pourrait être retenue avec la création d’une «réserve de performance», versée aux collectivités locales pour les aider à financer les évaluations, Il recommande aussi la création d’un nouveau pacte (pacte de solidarité et de performance) qui mettrait en avant la solidarité nationale, tout en tenant compte des engagements d’amélioration de gestion. Ce «pacte» serait révisé chaque année, en fonction des résultats de l’année précédente et de la conjoncture. Les collectivités locales seraient associées tout au long du cycle budgétaire, sous la forme d’une procédure «solennelle», permettant de mieux éclairer le Parlement avec deux options:
. en cas d’accord sur le contrat : soumission de celui-ci au Parlement pour validation,
.en cas de désaccord : transmission du relevé de conclusions au Parlement.
Le cahier des charges d’une réforme fiscale
Pour recenser les caractéristiques d’une nouvelle fiscalité locale et ainsi formuler des propositions de réforme de la fiscalité locale, le CES propose un schéma simple dit «d’un schéma cible» qui consiste à répartir différemment les certains impôts (directs et indirects) actuellement perçus par les différents niveaux de collectivités en à plusieurs objectifs simples. Il s’agit « de respecter, par hypothèse, les grands équilibres «historiques» actuels ». Ainsi la nouvelle doit être réalisée d’une part en maintenant la répartition actuelle et globale de la charge fiscale entre ménages et entreprises et, d’autre part faire en sorte que chaque niveau de collectivité retrouve le volume financier dont il dispose actuellement.
À ces deux objectifs de départ, s’ajoutent quatre autres postulats forts. Le nouveau régime de financement par la fiscalité doit s’accompagner de la suppression de «tout financement fiscal» en provenance de l’Etat et considérer que, pour chaque impôt, le produit attendu par l’échelon local est celui qui sera payé par les redevables concernés, l’Etat devant s’interdire à l’avenir d’intervenir de façon unilatérale en substitution de ces redevables ». En outre, il convient de faire en sorte qu’un seul pouvoir fiscal local s’exerce sur chacun des impôts constituant la fiscalité locale et que chacun des niveaux territoriaux ait un financement ménages/entreprises selon des proportions qui pourraient être modifiées en relation avec les compétences principales de chacun de ces niveaux. Enfin, chaque niveau territorial doit disposer d’une recette fiscale composée de plusieurs impôts dont il a la pleine maîtrise – c’est-à-dire que le rendement de chacun des impôts est fonction des bases de ses redevables et du taux qui leur est appliqué selon des décisions dont l’étendue – fixée par la loi.
Quels impôts pour quelles collectivités ?
Pour répondre aux exigences de ce cahier des charges, le CES propose une nouvelle répartition des impôts entre les différentes collectivités et un certain nombre d’évolutions dont certaines pourraient ne pas recevoir l’adhésion des élus. Cette répartition permettra à chaque catégorie de contribuables d’identifier clairement le niveau territorial qui a le pouvoir fiscal sur l’impôt qui la concerne.
Les communes et leurs groupements bénéficieraient des impôts suivants :
- la taxe d’habitation ;
- la taxe foncière sur les propriétés bâties mais seulement relative aux locaux d’habitation (appartements, maisons et dépendances bâties). ;
- la taxe foncière sur les propriétés non bâties
- la taxe professionnelle ;
- la taxe sur les ordures ménagères ;
- la taxe sur l’électricité qui ne serait plus perçue par les départements tandis que les droits de mutation ne reviendraient plus aux communes mais seraient réservés aux départements).
- le versement transport.
Les départements bénéficieraient des impôts suivants :
- la taxe sur le foncier bâti « entreprises » ;
- les droits de mutation :
- la taxe sur les contrats d’assurance ;
- une imposition de type CSG ;
- une imposition sur le parc des véhicules automobiles
Les régions bénéficieraient des impôts suivants :
- la taxe sur les produits pétroliers ;
- la taxe sur les cartes grises ;
- la taxe sur l’apprentissage ;
- une imposition sur le revenu des ménages ;
- une imposition sur les entreprises.
Avec cette nouvelle affectation des impôts, la répartition globale entre ménages (56 %) et entreprises (44 %), est identique. Chaque niveau territorial fait appel au financement des ménages et des entreprises pour un montant inchangé pour chacune de ces catégories, le schéma proposé ne différant du précédent que sur le seul point du financement direct ou du financement indirect par le truchement de l’Etat.
Des évolutions pour accompagner ce partage
Les auteurs du rapport précisent que «pour répondre pleinement aux objectifs recherchés et sans préjuger des réformes qu’il conviendrait de mener concurremment», cette nouvelle entraîne diverses. Comme nous l’avons déjà indiqué, le fait de scinder le foncier bâti en deux : foncier bâti sur les locaux d’habitation et foncier bâti sur les locaux à usage économique conduit à ensemble de cinq taxes et permet de les dédier à un seul niveau.
De plus, deux mesures sont proposées :
«-la taxe professionnelle, acquittée aujourd’hui par les entreprises (15,7 milliards d’euros) et qui serait désormais affectée aux communes et à leurs groupements, serait diminuée de 1,8 milliard d’euros pour faire place à des montants correspondants au titre d’un impôt sur les entreprises destiné aux régions ;
-une diminution du même ordre de la taxe d’habitation pourrait être envisagée avec le même objectif pour les impôts sur les ménages, cette mesure ayant en plus l’avantage, en se combinant avec une modification du régime des valeurs locatives et son remplacement par la notion de valeur vénale, de permettre de redonner à la taxe d’habitation une réalité économique ».
Parmi les six autres impôts «traditionnels» (droits de mutation, versement transport, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, cartes grises, taxe sur l’électricité, taxe d’apprentissage), dans un souci de lisibilité, le CES propose :
-l’affectation aux départements de 100 % des droits de mutation ;
- l’affectation aux communes et à leurs groupements de 100 % de la taxe d’électricité.
-l’affectation aux départements de 100 % de la taxe sur les conventions d’assurance par suppression de la part actuelle de l’Etat ;
-l’affectation aux régions de 100 % de la TIPP actuellement dédiée au plan territorial ;
- un doublement du financement actuel de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) qui pourrait d’ailleurs prendre la forme, soit du reversement actuel de la CNSA (lui-même actuellement refinancé pour grande partie par la CSG) soit plus directement par attribution d’une fraction forfaitaire de CSG, soit encore par la création d’une taxe dédiée (Contribution départementale de solidarité) établie sur les mêmes bases que la CSG ;
Enfin, pour compléter ce dispositif et à partir des réfactions opérées sur le montant de la taxe professionnelle et de la taxe d’habitation affecté aux communes et à leurs groupements, pourraient être envisagés:
-un impôt départemental sur les ménages, qui pourrait prendre la forme d’une taxation sur l’automobile des particuliers, «retour justifié par l’importance de l’investissement routier consenti par les départements, ainsi que par des considérations plus générales liées à l’environnement» ;
-un impôt régional sur les entreprises, qui pourrait prendre la forme d’un impôt modulable sur la valeur ajoutée ou encore celle d’une quote-part forfaitaire de la TVA nationale ;
-un impôt régional sur le revenu, qui pourrait prendre la forme d’un impôt additionnel à l’IRPP national (avec éventuellement la possibilité d’en moduler le taux).
Les réformes à mener concurremment
Le CES précise aussi que dans «la perspective du débat qu’il conviendra d’avoir sur une nouvelle donne pour la fiscalité locale à partir d’un tel schéma-cible, il faut admettre d’emblée que les discussions préalables à son adoption doivent être assorties de la prise en compte d’autres mesures sans lesquelles le nouveau dispositif ne serait pas complet».
Parmi ces mesures sont notamment proposés :
- Un changement d’assiette des impôts à base immobilière en reprenant une idée avancée en 1979 dans un rapport parlementaire rédigé par André Georges Voisin (A.N. n° 1403, 11 mai 1979) en se tournant «vers la notion de valeur vénale des biens occupés. Une telle référence, dite de valeur vénale déclarée et contrôlée, a déjà été abondamment explicitée depuis le rapport du Conseil des Impôts de 1989 et on en connaît les avantages et ses applications dans de nombreux pays étrangers. Elle pourrait en outre être assortie d’une instance d’arbitrage au niveau intercommunal dont le ressort serait plus adéquat en la matière que le seul niveau communal.»
Pour en faciliter l’application, notamment pour la taxe d’habitation, la nouvelle donne prévoit de mettre en œuvre cette réforme dans le cadre d’une réduction substantielle du produit attendu à ce titre (7,1 milliards d’euros contre 10,4 milliards d’euros), le solde étant pour partie transféré vers une imposition ménages tenant compte des revenus et destinée à l’échelon régional.
- S’agissant des bases de la taxe professionnelle le rapport préconise d’opérer des clarifications :
- «ou bien, considérant que l’imposition des valeurs foncières s’opérera dans le cadre du nouveau foncier bâti entreprises dédié aux départements, la valeur ajoutée constituerait la base de la taxe professionnelle dans le cadre des règles mini-maxi existantes et sous réserve du maintien du régime actuel pour les petites entreprises ;
- ou bien, considérant qu’il vaut mieux privilégier le lien physique entre l’échelon local et les entreprises dans sa traduction fiscale, et sous réserve du régime actuel maintenu pour les petites entreprises, la masse salariale et les surfaces territoriales occupées peuvent servir de base à l’instar du régime actuel du VT, qui pourrait dès lors être lui-même agrégé à la taxe professionnelle locale».
- Un partage d’impôts nationaux pour les départements et pour les régions. S’agissant des départements, l’attribution d’une imposition de type CSG en considération de leurs compétences en matière sociale avec la mise en place d’une contribution partagée sans pouvoir fiscal. S’agissant des régions, l’attribution de deux impositions particulières nouvelles (un impôt additionnel à l’IRPP et un impôt sur la valeur ajoutée), avec une faculté de modulation de taux additionnels.
- Faire de la péréquation un élément de cette nouvelle donne avec la mise en place d’un Fonds national de péréquation se substituant à l’ensemble des dispositifs existants, à l’exception éventuellement des Fonds particuliers à l’Île-de-France et à l’Outre-mer. Il serait alimenté principalement par l’agrégation de tout ou partie des dispositifs partiels actuels, par la cotisation minimale de taxe professionnelle et même par la fraction des dotations actuelles de l’Etat qui participent du principe de péréquation au sein de la DGF. Un Comité de gestion, constitué majoritairement par des élus représentant les collectivités territoriales, en fixerait les règles de fonctionnement et de répartition des ressources.
- Préparer un retour à l’impôt pour tous les contribuables. Dans le cadre d’une nouvelle donne financière et fiscale, il importe pour le CES de revisiter tous les dispositifs antérieurs d’exonérations totales et même partielles de l’impôt local et de substituer à ceux dont la justification reste entière des mécanismes d’aide financière (d’ailleurs décidés et gérés au niveau territorial) en lieu et place des actuels mécanismes fiscaux. Le souci de responsabilité que beaucoup recherchent de la part des élus responsables de la fiscalité locale serait ainsi utilement complété par un souci de responsabilité de la part des citoyens dont ils assurent la desserte en moyens collectifs de la vie en société.
- La nouvelle donne implique que le rôle prépondérant de l’Etat en matière de fiscalité et de finances locales soit revu, et notamment son triple rôle de contribuable, fermier général de l’impôt local et teneur de compte.
- Deux réflexions concernant les modalités de vote des taux. Pour le rapport, si on maintient la règle du vote des taux « ex ante », il importe d’une part de renforcer le débat autour du vote des comptes administratifs en exigeant une illustration « à rebours » du niveau des taux qui aurait conduit au résultat prévu dans le budget et, d’autre part d’imposer l’intégration obligatoire des résultats de fonctionnement de l’année N-1 en ressource de la section de fonctionnement du budget de l’année N ;
Par contre, si on s’oriente plutôt vers un vote des taux «ex post», il importera certes d’opérer les décalages nécessaires pour les calendriers de vote, de calcul et de perception de l’impôt mais les décisions fiscales seront dès lors en meilleure adéquation avec la réalité des opérations réellement effectuées et, à tout le moins, le schéma initial de financement des investissements ne serait plus susceptible que d’ajustements, à la différence d’une pratique actuelle où budget et compte sont quasiment disjoints.
-Le document met au débat l’intérêt qu’il y aurait à permettre, au moins à titre d’expérimentation, des processus de mutualisation financière et/ou fiscale.
La mutualisation financière consisterait, par exemple au plan intercommunal où elle serait certainement la plus aisée à concevoir, à mettre en commun la trésorerie de l’ensemble des communes membres de l’intercommunalité et de l’organisme de coopération intercommunale, ce qui aboutirait à une unité de caisse pour cet ensemble constitué de parties prenantes ayant normalement pour objectif commun de réaliser au mieux leurs actions menées de concert ;
La mutualisation fiscale est « un concept plus audacieux puisque, dans sa forme achevée, il consisterait à constituer des ensembles cohérents de décision fiscale».
Décision Locale

La lettre d'information hebdomadaire - N° 591 du 4 au 10 décembre 2006

mercredi 6 décembre 2006 à 18:24
A LA UNE
Le maire et la prévention de la délinquance
LE "PIVOT" QUI "ANIME" ET "COORDONNE"...
Les députés ont achevé l'examen du projet de loi sur la prévention de la délinquance. Ils y ont apporté peu de modifications fondamentales. Mais ils ont renforcé le rôle des maires en matière de chiens dangereux et de contrôle du stationnement des gens du voyage. Ils ont aussi créé un "service volontaire citoyen"...
Quant aux conseils généraux, ils concourent aux actions de prévention de la délinquance, dans le cadre de l’exercice de leurs compétences d’action sociale. Et les EPCI à fiscalité propre peuvent créer un conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance.
-Troubles de voisinage, gens du voyage, service volontaire citoyen...
-Le vrai rôle du maire : le nouvel article L.2211-1 du CGCT.

L’ESSENTIEL
Fiscalité locale - L'idée fixe
L’entreprise de dénigrement systématique de la fiscalité locale se poursuit. Dernière en date des offensives dans cette guerre larvée -en fait, contre les élus- : l’étude de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) qui montrerait que le montant perçu pour les taxes foncières sur les propriétés bâties serait passé de 13 995 millions d’euros en 1995 à 24 002 millions d’euros en 2005, soit une «augmentation de plus de 71% en 10 ans.» !

LE POINT
Budget 2007- Le Sénat reprend la copie des députés
Les sénateurs ont modifié le dispositif supprimant la perception par les communes de la taxe sur les appareils automatiques ainsi que le régime de la taxe sur les spectacles.
Les communes pourraient aussi exonérer de taxe professionnelle, pour une durée et dans une quotité qu’ils déterminent librement, les industries techniques du cinéma et de l’audiovisuel .

LA SEMAINE
Transfert des personnels TOS: Le gouvernement arrête la "bombe à retardement" de la CNRACL.
Compétences: La compensation financière pour 2007
Territoriale : Le CSFPT s'estime "entendu"
Rencontres financières: L'AMF ne veut toujours pas de normes d'évolution des dépenses

e-LOCALE
TV HD - L'INCITATION PLUTOT QUE LA REGULATION
Le gouvernement a annoncé 15 mesures pour atteindre 4 millions d'abonnés THD en 2012.

RH-Locales
LA NOUVELLE FILIERE POLICE
Une série de décrets vient d’être publiée, qui procèdent à une refonte globale de la filière police municipale.

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Décision Locale

Délinquance: le maire fouettard

mercredi 6 décembre 2006 à 18:12
Voici les principaux points du projet de loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance, adopté le 5 décembre 2006 en première lecture à l'Assemblée. Il doit repartir pour une deuxième lecture au Sénat, où il avait été voté en première lecture le 21 septembre.

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Décision Locale

Fiscalité locale : l’idée fixe

mercredi 6 décembre 2006 à 18:01
L’entreprise de dénigrement systématique de la fiscalité locale se poursuit. Sans jamais -comme c'est surprenant !- mettre en regard le coût des services publics assurés par les collectivités. Qui sont le plus souvent moins coûteux que dans le privé.

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Décision Locale